J’envoie donc mon manuscrit par vaguelette de trois par jour à une vingtaine d’éditeur sélectionnée « selon la politique éditoriale vue sur catalogue. » Enfin, le choix n’est pas évident non plus.
Alors que dire ? Je m’emploi à digérer peu à peu les lettres de refus qui viendront sous peu. Sincèrement, je comprends que les éditeurs fassent des choix drastiques et économiques. Pour passer à autre chose, pour continuer, pour grandir et devenir adulte. (Je lisais récemment sur un blog, un internaute vitupérant les ‘auteurs internet’ croyant du haut de leur insuffisance à leur propre génie méconnu. Mais pourquoi tant de haiiiiinnnnneeee ????!!!!! Qu’est-ce que cela peut bien faire ? En quoi les rêves d’autrui empêchent-ils les nôtres de se concrétiser ? Mais peu importe.)
La grande question du moment est double, triple, quadruple, infinie :
Qu’est-ce qui me manque dans la transmission, dans l’acte d’écriture ? Peut-être le plus difficile est ce vide, mes questions sans réponses. Je suis maladroit ; l’écriture est maladroite.
Et vers quoi me tourner aujourd’hui ? Plusieurs concepts, plusieurs envies se confrontent : lequel développer ?
De quoi ai-je envie ? Je veux changer mon regard, faire évoluer, de l’intérieur vers l’extérieur. Le reste…
Je suis très fatigué.