Pour une fois, parlons d’un livre que je n’ai pas (encore) lu : Des bibliothèques pleines de fantômes de Jacques Bonnet (Denoël). Non, pas du livre, mais de sa critique parue aujourd’hui sous la plume d’André Rollin dans le Canard Enchainé. En fait, non : je vais vous parler de moi. Et rien que de moi. Auto-interview, pour la forme, et citation de l’ouvrage susmentionné de rigueur.
Combien disposez-vous de volume ?
Jacques Bonnet se compta 20.000, Alberto Manguel, lui, se dénombra 30.000. Pour ma part, très peu – trop peu. Je suis un pèse petit. Mais à vrai dire, j’en sais rien, et je m’en fous un peu.
Pourquoi ce besoin d’acheter et de posséder tous ces livres ?
« Le besoin d’avoir à sa disposition tous les livres, puis toutes les peintures, les musiques, les films, comme des éléments de liberté intérieure. »
Pourquoi ce besoin de pénétrer dans toutes les librairies, dans toutes les Fnac que vous croisez ?
Pour y trouver « le livre dont on ignorait l’existence… »
Vous êtes donc un bibliophile, un collectionneur ?
Non pas du tout : mais, plutôt, comme le disait fort justement Pline l’Ancien, « il est bien rare qu’un mauvais livre n’ait pas un mérite quelconque pour un homme instruit. »
Quel type de classement avez-vous choisi ?
Aucun, j’y ai renoncé : j’entasse, double, triple rayonnage, et miracle de la technologie, je trouve toujours de la place. Mon principal souci, c’est que je n’ai pas de mémoire : il m’est arrivé de racheter des livres, ou tout simplement de ne plus savoir où il se trouve… « Ne pas trouver un livre que l’on a est un supplice insupportable. »
Lisez-vous tous les livres que vous achetez ?
Un jour, un journaliste demanda à Alberto Manguel s’il avait lu les 30.000 volumes de sa bibliothèque. Il répondit : « Je les ai tous ouvert »…
« Lire chaque livre ? Non, mais savoir qu’un jour on pourra le lire ! L’important n’est pas de lire vite mais de lire chaque livre concerné à la vitesse qu’il mérite. »
Une recommandation cependant : “ne jamais prêter un livre mais le donner… ainsi les choses sont plus claires”
Donc, vous pensez comme Borgès que le « Paradis est un bibliothèque » ?
Non, le Paradis, c’est de comprendre.
Auto-dérision croustillante ! j’adore ! encore….
On a tous dans nos bibliothèques des livres que l’on a pas (ou pas encore) lu. Des livres qui sont là, qui trônent fièrement sur les étagères, en attente qu’une main curieuse vienne les prendre, s’y intéresser. Des livres que l’on a pas lu mais parcourue, commencé mais jamais terminé, sorte d’histoire sans lendemain. Et c’est ainsi ……..
Salut et à + !!!
L’autre jour j’écoutais d’une oreille distraite l’interview d’un certain Jauffrey Régis, sur France Inter… Il a dit, à un moment donné, que lire un livre, c’était un acte de liberté, acte que nul de pouvait ordonner… et ton billet m’y fait penser…
J’attends avec impatince tes billets, et je ne suis p
pas la seule !!!
Alors à très bientôt !