Connaissez-vous Pierre Gould ? C’est un personnage tout à fait fascinant : amateur éclairé (c’est-à-dire, que l’amateurisme n’a pas droit de cité…) d’auteurs inconnus et de marées noires, il a ainsi réussi à reconstituer son arbre généalogique jusqu’à Adam et Eve… Et si vous rencontrez un jour Edouard Renouvier, demandez lui de vous raconter sa relation singulière avec les miroirs, mais surtout, ne parlez pas de lui en mal : il pourrait vous entendre, même éloigné de plusieurs kilomètres… Par contre, quand vous les rencontrerez, faites bien attention aux plantes carnivores que vous croiserez quand elles sont aussi affectives…
A moins que vous ne lisiez tout simplement le livre le plus réjouissant de ce début d’année : Contes carnivores de Bernard Quiriny. L’auteur nous livre ses rencontres, les ordonne dans un recueil de nouvelles très diverses, de genre fort différentes, du fantastique à l’érotique, avec en sus, un petit traité de musicologie : précipitez-vous ! Oui, précipitez-vous, ne serait-ce que pour le texte inaugural, intitulée Sanguine… et qui est un chef d’œuvre – comme le poème éponyme de Jacques Prévert, chanté par Yves Montant (Cf. Olympia 1981). Une petite dizaine de page troublante, de virtuosité, d’émotion.
Pour une plus ample analyse, lisez cet article : mais sans doute trop détaillé, je vous recommande surtout de ne pas le consulter, encore moins de le lire. Laissez-vous plutôt être émerveillé et étonné par votre première lecture.
Je note ce titre, pas vu à la librairie… et pourquoi “en ce début d’année” ??? Tu voulais sans doute dire en ce début d’été ?
En fait, il est paru au début de printemps…
Donc pour toi, l’année débute au printemps ? poétique !
Ces contes carnivores ont l’air très comestibles ! Je les note pour les dévorer l’instant venu. Tu en parles très bien, comme d’habitude… Continue !
Poésie involontaire : je pensais juste que c’était le livre le plus réjouissant ayant paru en 2008… Bon, bref, c’est vraiment très bien.
Ce livre est en effet un petit chef-d’oeuvre. Virtuose, drôle, érudit, et en même temps mélancolique… Longtemps que je n’avais rien lu d’aussi bien dans les sorties actuelles.