Conçu et présenté comme une initiation à son œuvre, La pesanteur et la grâce est une invite à nous élever vers la grâce, par la grâce d’une âme plus que réelle, plus que parfaite, celle de Simone Weil.
Ebloui. Je n’ai pas d’autres mots, d’autres envies que de m’effacer devant une belle rencontre. Densité, simplicité. Cohésion. Des extraits, en plus de ceux piochés, ici.
“Faire du mal à autrui, c’est recevoir quelque chose. Quoi ? (…) On a comblé un vide en soi en le créant chez autrui.”
“Rien au monde ne peut nous enlever le pouvoir de dire je. Rien, sauf l’extrême malheur. Rien n’est pire que l’extrême malheur qui du dehors détruit le je, puisque dès lors on ne peut plus le détruire soi-même.”
“Pour ceux dont le je est mort, on ne peut rien faire, absolument rien.”
“Quand je suis quelque part, je souille le silence du ciel et de la terre par ma respiration et le battement de mon cœur.”
“L’apparence a la plénitude de la réalité, mais en tant qu’apparence. En tant qu’autre chose qu’apparence, elle est erreur.”
“Le temps, à proprement parler, n’existe pas (sinon le présent comme limite), et pourtant c’est à cela que nous sommes soumis. Telle est notre condition. Nous sommes soumis à ce qui n’existe pas.“
“La beauté, c’est l’harmonie du hasard et du bien.”
Quand j’en aurai fini avec les livres qui traitent d’écriture, de dramaturgie… je reprendrai ton blog depuis le début pour piocher des idées de lecture, merci!
Pour le plaisir en ce moment je lis du Fred Vargas, quelle grande dame je trouve!
Ah oui, hier soir j’ai un peu regardé “Un jour, un destin” sur Chirac, impressionnant même si je pensais en savoir déjà beaucoup sur les personnages (je dis “les” car Bernadette c’est quelquechose!), que d’abîmes…
ça m’a fait penser à “Tigres et tigresses”, à lire donc…
Oui, c’était vraiment très bien. Mais sur Jacques Chirac, je conseille plutôt L’Homme qui ne s’aimait pas d’Eric Zemmour et La Tragédie du Président de Gisbert (le deux ensembles pour un début de panorama), que Tigres et tigresses.