« Nécessité. Voir les rapports des choses, et soi-même, y compris les fins qu’on porte en soi, comme un des termes. L’action en résulte naturellement. » Simone Weil, La pesanteur et la grâce.
Souvent nous écrivons – faisons l’œuvre d’écrire : des décors, des personnages, des voix. Avec pour ambition, la justesse (plus que la sincérité). Et c’est dur, usant – épuisant. Ca réclame une tension, une attention de chaque instant ; une vitalité ; un feu perpétuel ; tout le corps, et l’âme, et l’intime. Et l’expression de soi même pas belle. Le chemin, la procession, est pour moi toute entière contenue dans cette citation – le crédo, l’ambition, ma lune, l’inatteignable : « voir les rapports des choses, et soi-même » pour chaque personnage. Ensuite, l’acte, l’action, en découlera « naturellement. » Et si ce sont ces actes, ces scènes, que nous décrivons le plus précisément possible, sans intériorité autre que l’action, ce qui est vital n’est jamais écrit, mais induit et dans l’écriture (la forme, le style) et dans les actes des personnages.
Montrer, ne pas démontrer ; décrire, plus qu’écrire. Faire, et ne plus penser.
Avec toi, les mots se font voix intèrieure…tu es un musicien des mots Michel…tout devient mélodie et essence de soi au monde !
C’est sympa, mais je ne crois sincèrement pas. Par contre, Simone Weil…